Dimanche 25 avril 2010
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Et pas seulement pour le moment d'évasion que cela procure, pas seulement pour apprendre des choses...
Mais parce certaines lectures m'apportent beaucoup plus que ça. C'est le cas des deux derniers livres que je viens de lire.
Le premier a été écrit par mon professeur de karaté, en collaboration avec le cancérologue avec lequel il a monté l'association ou je pratique le karaté. De façon très simple, il explique comment
il est arrivé à changer sa vie, avec l'aide de cet art martial, qui n'est pas simplement un sport mais une philosophie de vie. En le lisant, j'ai juste l'impression qu'il a lu dans mon esprit, il
a pris les idées brouillones qui y sont, il les as triée, classées, mises en mot, et rédigées !
Morceau choisi : « Alors, qu'est-ce que croire en l'homme ? C'est croire que nous ne sommes que la somme de nos choix... c'est avoir
l'idée enivrante que notre vie ne dépend que de nous et qu'il ne tient qu'à nous d'être ce que nous voulons être. Que toutes nos souffrances ont leur réponse en nous et qu'il nous appartient de
faire ce voyage intérieur pour aller panser nos blessures. Qu'il faut apprendre à regarder en soi et qu'il faut apprendre à se connaître. Que nos rêves, nos désirs, nos besoins vienent de nos
manques et que la vie et la réussite matérielle ne sont ni un moyen, ni un but pour les combler. Qu'il faut chercher à se réaliser en tant qu'être humain et non comme individu et qu'il faut
trouver sa quête et la mener à terme. » Voilà ce que je voudrais atteindre...
Le deuxième a été écrit par Valérie Zenatti : « Les âmes soeurs » .
C'est l'histoire d'Emmanuelle, femme marié, mère de 3 enfants,completement overbookée, qui décide sur un coup de tête de faire « l'école buissonière » et de s'accorder une journée pour
errer dans Paris et finir le livre qu'elle a commencé la veille et qui la passionne. Alors-là, c'est simple, j'ai cru que l'auteur avait mis une webcam chez moi et une autre dans ma tête
tellement ce qu'elle raconte me ressemble !
Ex : « Viens te coucher. Avait gémi Elias, mi-plaintif, mi engageant. Pas tout de suite. Dans cinq minutes.
Elle lui répondait ainsi de plus en plus souvent, comme aux enfants. Ces « cinq minutes » n'avait aucun rapport avec leur durée réelle, avec une tâche à terminer avant d'en
commencer une autre. Ces cinq minutes disaient surtout : non, je n'ai pas envie de faire ce que tu demandes, d'être auprès de toi, avec toi. Laisse-moi ma solitude, ma liberté.
Juste cinq minutes.
Le temps que l'enfant oublie. Que l'homme s'endorme. Elle courait après les sursis.
…
Depuis la mort d'Héloïse, il avait fallu apprendre à remplacer « Attends, je fume une cigarette » par « je dois passer un coup de fil ». Envoyer un mail. Débarrasser.
Faire du courrier. Me démaquiller. Arroser les plantes. Préparer le pique-nique de Sarah pour demain, tu y as pensé, Elias ? Tu te souviens que le personnel de cantine est en grève et qu'il faut
préparer un pique-nique ? Non ? Eh bien moi si. Pourquoi je m'en souviens et pas toi ? Ou plutôt : pourquoi je le sais et toi tu l'ignores ? Comment te débrouilles-tu pour échapper, la conscience
tranquille, aux milles détails indispensables à la bonne marche de la vie quand on a des enfants ?
Et puis là, attends un moment, désolée. Je viens de commencer un livre. J'y suis bien. »
Ces deux livres m'ont fait un bien fou !